03 juillet 2008
Y'a plus rigolo quand-même !
J'avais juste envie d'écrire ce soir. Comme beaucoup, voire la plupart des soirs. Ecrire quoi ? Je ne sais pas exactement mais l'écriture a toujours été un moyen d'expression privilégié pour moi. Les choses paraissent toujours plus simples après les avoir posées sur le papier.
Les vacances approchent et c'est vrai que je les attends avec impatience. Déjà, la semaine prochaine, j'aurai pas mal de choses en moins et je n'aurai plus qu'une journée de travail effective par semaine jusqu'au 21 juillet environ. Enfin du temps pour me poser et me reposer. C'est surtout de cela dont j'ai besoin dans l'immédiat. Déconnecter.
Ensuite, en aoùt, je pourrai envisager de vraiment changer d'air et de vadrouiller.
Mais là, dans l'immédiat, j'ai encore du mal à m'apaiser. Je me force à ne pas me coucher trop tard et à me rendormir la nuit lorsque je me réveille. Je me force à ne pas stresser inutilement, à manger suffisamment, à ne pas m'épuiser en faisant trop de sport, à ne pas faire trop de choses à la fois, à dire non... Bref, j'essaye de me canaliser et ça représente une vraie lutte contre moi-même.
Mon dernier truc c'est que je m'insurge contre ma psy qui commence à me saouler car elle ne dégoise pas deux mots pendant les séances. Autant au départ, ça me convenait bien. C'était tellement flou dans mon esprit que si elle avait commencé à me faire part de ses interprétations, ça n'aurait fait qu'amplifier ma confusion intérieure. Maintenant, j'en ressens les limites et me dis qu'en deux ans, ce travail n'a fait que développer des angoisses intenses!
Y'a plusieurs choses comme ça que j'ai envie d'envoyer balader parce que je prends conscience que je donne beaucoup d'énergie pour des trucs qui me font plus de mal que de bien. L'intention est bonne puisque je pense a priori qu'il faut que je fasse cela, que c'est bien, que ça peut m'apporter... Et je m'y investis et m'accroche pensant que les choses vont évoluer. Là, je me dis que c'est plus de prise de tête qu'autre chose !!!
Alors, concernant mon travail, n'en parlons pas... Enfin si parlons-en parce que ça m'envahit réellement en ce moment et j'ai cette même impression : que je persévère dans un métier qui ne me convient pas, qui me prend plus la tête qu'autre chose. Y'a des choses qui ne me sont pas naturelles et me demandent beaucoup d'efforts. Par exemple, il faut énormément communiquer avec les équipes, parler, discuter, échanger de façon principalement informelle. Ce n'est pas spontané chez moi. Ca me demande déjà un gros effort. Autre exemple : le lieu où je travaille et que je vais quitter, c'était que des siutations d'urgence. Et ça, ça ne me convient absolument pas non plus. Il me faut un minimum de stabilité dans le cadre pour pouvoir travailler. Après, c'est trop sérieux comme travail en soi. Je suis jeune pour faire ce métier, mais au-delà de ça, on est confronté à la souffrance, à la pathologie, ce n'est pas rigolo mais surtout notre mode d'intervention, c'est surtout la réflexion, l'intellect, le mental. Ca m'emprisonne. Ca m'empêche d'être un lâcher-prise minimal pour me sentir bien. Il faut aussi être dans une polyvalence auquelle on n'a pas été formé et même si on apprend sur le tas, y'a des choses qui demandent de l'approfondissement accompagné, dirons-nous.
C'est pour cela que travailler tous les jours ne serait pas possible pour moi tant ça me demande d'énergie et de violence.
En bref, j'ai parfois l'impression de me maltraiter et d'être souvent tristounette et figée. Ce n'est peut-être pas ce que diraient mes amis qui me trouvent entreprenante et ayant de la confiance en moi ! Mais, pour ma part, j'aimerais être plus spontanée et moins faire les choses par obligation. Un jour, quand j'étais en recherche d'emploi il y a 2 ans environ, y'a un DRH qui m'a dit après un entretien de simulation : "c'est bien mais pourquoi on a cette impression que vous portez toute la misère du monde sur votre dos?" Je crois que c'est un truc que je devrais méditer d'autant plus que j'ai réellement des maux de dos en ce moment qui m'ont pas grand chose à voir avec des problèmes physiques ou physiologiques!
Ah... c'est compliqué dans mon esprit !
29 juin 2008
Snif, snif...
Bon ce matin, ce n'est pas la grande forme. Ca ne va pas mais ça ira mieux demain. J'ai peint avec mes tripes ce matin mais pas tant que j'aurais pu. Faudrait que je prenne un format papier plus grand car là, j'ai le sentiment de me réduire. Ca a un côté frustrant de telle façon qu'une feuille apparait bien petite face à l'ampleur des émotions qui ne peuvent être contenues dans cet espace. Je ne sais pas si je suis bien claire. Enfin bref, voilà c'était juste pour dire que je n'allais pas bien, que je n'ai rien envie de faire et que j'ai envie d'envoyer en l'air toutes les choses qui m'ont prises la tête ces derniers temps. Dire merde à tout le monde - pas à tout le monde tout le monde mais juste à ceux qui m'embêtent - et puis voilà. Partir, m'évader et abandonner ce qui me pose souci.
28 juin 2008
Dur, dur la phase de décompression...
Je viens de passer ma journée à manger tout et n'importe quoi. Surtout du chocolat et autres viennoiseries et biscuiteries. Je pense clairement que je suis en phase de décompression. Il faut dire que comme j'étais encore un peu sous tension cette semaine, il m'est venue l'idée de prendre quelques comprimés aux plantes pour le stress et troubles du sommeil. Ah bah tu parles que c'est efficace ! Carrément dans le coltard ! Je suis assez sensible à tout ce qui ressemble de prêt ou de loin à un médicament étant donné que je n'en prends jamais et que je déteste cela. J'use par contre de compléments alimentaires pour pallier mes carences mais j'ai quand-même du mal.
Bref, comme j'étais vraiment très naze ces jours-ci et à bout de force, eh bien, voilà je compense en mangeant pour donner à mon corps et mon esprit des forces pour affronter le quotidien. Sauf que comme je suis fatiguée et que la fatigue est aussi psychique, toute ma volonté et ma force de résistance s'en trouvent anéanties. Le moindre fait de vie - aller à ma formation, travailler, sortir avec des amis, etc. - devient une épreuve qui me rend encore plus vulnérable. Et voilà que je glisse dans le grignotage excessif et compulsif. Bon, c'est vrai que j'ai beaucoup mangé aujourd'hui mais je ne dramatise pas. J'en suis un peu triste et découragée ce soir mais en même temps, je me dis qu'après cette difficile période, je ne vais pas me prendre la tête pour cela compte-tenu que j'ai bien évolué et que je suis capable de reprendre ma progression. Les rechutes sont normales, je pense et voilà aujourd'hui, dans les moments de grande fragilité et d'épuisement, ça représente un remède dont je ne parviens encore à me passer.
Du coup, demain, je sais que je ne mangerai rien ou quasiment et que je ferai du sport toute la semaine. Je ne pourrai m'en empêcher pour effacer les dégâts de ce samedi. Néanmoins, j'essayerai de ne pas être trop dure et trop rigide envers moi-même et d'écouter mon corps et mes besoins. Et puis ça rentrera dans l'ordre tranquillement je pense. C'est ce que j'arrive à faire en ce moment, ce qui prouve que même si les TCA n'ont pas complétement disparu, ils s'espacent et s'assouplissent.
Voilà, je suis juste un peu tristounette d'être dans cet état-là ce soir car mon désir d'avancer est toujours très fort... je dois me forcer à m'accorder du temps et à accepter mes failles. Et puis, je crois qu'il me manque des vacances et un petit chéri pour me m'embrasser, m'enlacer et prendre soin de moi ! Au quotidien, il est clair que je m'en passe bien mais, je me force à penser que ça pourrait m'être bénéfique... Bon lundi, je passe à l'attaque !!
Si j'étais....
une fleur : un arum Piqué à Gabriel... ;) Merci !
une couleur : rose
un fruit : une cerise
une saison : l’été
un animal : une tortue
un phénomène naturel : les éclairs
un sport : la danse classique
un nombre: le 16
un pays : la Finlande
une boisson : du lait d’amandes
un mot : passion
un instrument de musique : une flûte traversière
un paysage : saharien
une ville : Prague
un saladier rempli de : pivoines
un arbre : un citronnier
une chanson : « Heaven Help » Lenny Kravitz
un objet : une alliance
un plat : un riz au curry
une glace : sorbet mangue
un endroit du corps : un sein
un film : "chacun cherche son chat"
une langue : le Portugais
des chaussures : des escarpins à talons hauts
un moyen de locomotion : un vélo
un bijoux : un pierçing
une epoque : la Renaissance
une epoque de la vie humaine : l’adolescence
un être inhumain : un elfe
un prénom de fille : Ana
un prénom de garçon : Léandre
un mois : mai
un jour de la semaine : mercredi
un art : la sculpture sur bois
un des 4 éléments : le feu
un tatouage : tribal
un piercing : un anneau sur la lèvre inférieure
un végétal : un épi de blé
un métal : l’or blanc
un verbe : vivre
une citation : « Carpe diem »
un sentiment : l’Amour
Enfin se laisser aller...
J'ai vraiment envie de profiter de mon week-end pour me reposer et ne pas me prendre la tête. Juste me laisser aller, cocoonner dans mon petit chez moi et puis c'est tout. Sans me prendre la tête. J'en ai réellement besoin. J'avais plein de trucs de prévu, des sorties avec des amies, et puis j'ai annulé parce que je ne me sentais pas la force d'y aller. Pour une fois. Ce n'est que partie remise de toutes façons. Et puis, ce n'est pas comme si je passais tous mes week-ends esseulée, enfermée dans mon deux pièces. Là, je pense que je vais y aller mollo, sortir un peu quand-même genre en forêt, me faire un petit ciné peut-être mais surtout, ne pas me mettre de pression inutile. C'est juste ce dont j'ai envie alors je m'écoute au lieu de me sentir obligée par telle ou telle chose. Mon appart est en bordel : ce n'est pas gravissime, je verrai cela demain ! J'ai mangé des tas de cochonneries ? Avec le sport que je fais, ça ne se verra même pas ! etc. J'ai appris à m'en demander beaucoup. Là, j'apprends à m'en demander moins et à moins me sentir obligée.
Donc voili, voilou. Petit week-end peinard... et tant pis si je passe pour une flemmarde !!! La paresse est essentielle !
25 juin 2008
Pouh...
La tension en moi a diminué, petit à petit, sur plusieurs jours. Et ça fait vraiment du bien de sortir de cet état d'angoisse permanent ! Je sais bien quels sont les défauts qui m'amènent à cette anxiété aiguë mais je ne parviens pas toujours à les contrer.
Bref, je me sens plus apaisée et moins dans cette confusion qui s'adjoint à l'anxiété. Je vois les choses avec plus de recul. Après avoir exprimé sur mon lieu de travail que je ne souhaitais pas continuer à l'issu de mon contrat, je me suis déjà déchargée d'un poids. J'en ai jusqu'au 31 juillet sachant que ce n'est qu'une journée par semaine. Ça va, c'est pas la mort non plus.
En ce qui concerne mon idée de réorientation professionnelle, je me laisse le temps d'y songer. Dans l'immédiat, je pense opter pour des postes dans mon champ de compétences actuelles mais soient moins prise de tête : milieu ordinaire, petite-enfancepetite-enfance, formation d'adultes, etc. Je veux vraiment envisager ma profession de façon moins anxieuse. Je pense aussi faire appel à l'aide d'un autre professionnel pour réfléchir à cette pratique qui me pose beaucoup de questions d'autant plus que j'interviens dans des cadres différents.
Sinon, je suis super contente !!! J'ai revu le mec du club de sports aujourd'hui : super adorable. Il a des yeux bleus magnifiques dans lesquels j'ai adoré me plonger. Il avait l'air content de me voir et d'ailleurs, quand il m'a vue, il parlait avec un autre gars qu'il a carrément lâché pour aller à ma rencontre ! Ça m'a fait super plaisir, franchement ! Il ne voulait pas me laisser passer avec juste un petit signe de bonjour de loin - ce que je pensais faire au départ voyant qu'il était occupé. On a papoté deux minutes et je voulais lui proposer quelque chose (un verre, un ciné, une rencontre en dehors du club en tous cas) mais deux autres mecs écoutaient notre conversation et nous regardaient juste à côté. Là, je me dis que peut-être je gênais pour l'utilisation de la machine mais en tous cas, c'était pas très intime. Donc j'étais un peu gênée mais je le ferai la prochaine fois, ça ne me pose aucun problème. Au moins, on pourra parler un peu plus et tranquillement !
Je ne sais pas bien pourquoi il me fait craquer parce qu'après tout, je le connais peu voire quasiment pas !! Je crois que c'est son côté destroy avec ses cheveux en vrac, j'adore ! Et son tatouage... Les mecs tatoués me font craquer ! Et il n'a pas l'air de se prendre la tête. Mais en fait, je n'ai pas envie d'intellectualiser les choses. Il me plaît c'est le principal ! Savoir pourquoi, je m'en fous !
A mon niveau, j'ai le sentiment que des choses évoluent. Là ça va faire un an que je suis célibataire et plus d'un an que j'ai quitté mon ex avec lequel je suis restée 7 ans. La période de deuil est faite car je ne cherche plus à avoir de ses nouvelles. J'accepte qu'il construise sa vie avec quelqu'un d'autre et je ne ressens plus le besoin de faire appel à lui quand je me sens mal. J'en prends conscience parce que justement la semaine passée, j'étais très mal et je n'ai absolument pas pensé à lui ! Je n'ai jamais souhaité retourner avec lui ni regretté d'avoir rompu mais je pense que je n'acceptais pas qu'il n'y ait plus aucun lien entre nous. Là, j'ai franchi le cap il me semble et j'en suis bien contente. Cela va me permettre de m'investir ailleurs et de m'y autoriser.
Ensuite, j'ai eu un RV chez mon nouveau gynéco aujourd'hui et je lui ai parlé de mon aménorrhée. Chose formidable, il n'est pas très inquiet et m'a prescris un traitement hormonal qui devrait relancer la machine, comme il dit. Le fait d'avoir pris ce RV et d'y être allée montre une évolution. C'est comme si je me sentais de nouveau prête à vivre une vie de femme, une vie amoureuse, une vie sexuelle. Car la question est là. J'ai mis la sexualité en exergue pendant tout ce temps. J'avais clairement besoin de ce temps pour me retrouver. J'avais besoin de cette solitude. Là, je me sens prête pour autre chose. Après, ça viendra quand ça viendra, ce n'est pas le truc qui me stresse.
C'est clair que bizarrement, y'a des choses qui ne me stressent absolument pas et heureusement sinon je péterais un câble parfois !!!
21 juin 2008
Festivités
A force d'angoisse, de stress, d'anxiété et autres nocivités, je suis littéralement épuisée : fatiguée physiquement, j'entame une cure de sommeil mais aussi dans un état second psychologiquement, j'en ai ras-le-bol de pas mal de choses à commencer par me prendre la tête. Le point positif est qu'au moins, je relâche la pression !
D'ailleurs, ce premier jour de la saison estivale, avec la fête de la musique et la célébration de mon anniversaire avec mes amis, ne pouvait guère mieux tomber ! J'ai envie de vivre l'instant présent sans anticipation anxieuse, peur ou angoisse. Envie de me faire plaisir, de partager simplement et de cesser de m'auto-détruire avec cette envie que tout soit parfait. Car en vérité, rien n'est jamais comme on l'attend ou on le souhaite. L'idéal restera à jamais une utopie surtout lorsque comme moi on place la barre bien haut !
20 juin 2008
Je me suis encore laissée avoir !
Eh oui, de nouveau voilà que je me suis laissée submerger par mes angoisses jusqu'à m'en rendre malade ! Et alors que j'avais nettement progressé concernant mes TCA, voilà que je passe mes journées à manger du chocolat et autres biscuiteries ! Bon, ce n'est pas terrible mais j'arrive à relativiser car je ne suis pas bien grosse et puis je fais toujours beaucoup de sports. Donc une fois que je serai mieux dans ma tête, je perdrai cette petite épaisseur de douceurs que je prends. Et puis je n'ai vraiment pas besoin de me rajouter une couche de stress en plus ! L'angoisse avait pris tellement de place en moi, m'accaparait entièrement, que je ne mangeais plus grand chose mais maintenant que cette angoisse redescend, c'est comme si elle laissait un grand vide en moi et qu'elle m'avait littéralement épuisée. L'équilibre se retrouvera peu à peu, certainement...
Finalement, j'ai donc annoncé à mon employeur que je ne renouvellerai pas mon contrat. Et il m'a demandé si je voulais bien prolongé d'un mois pour préparer mon départ tant pour eux, qu'ils aient le temps de recruter quelqu'un d'autre, que pour le public accueilli qui s'était déjà habitué à ma présence comme une personne adulte de référence.
Bref, voilà déjà un poids en moins !!! Je suis bien contente de voir le bout des choses et j'espère que ce mois supplémentaire ne sera pas trop pesant. Mais déjà, je prends les choses de façon plus cool. La preuve, j'étais moins stressée quand j'y suis allée et je ne suis même pas repartie avec mes dossiers. Le boulot à la maison c'est fini ! J'en donne déjà assez sur mes temps de présence et je ne suis pas payée pour travailler chez moi.
Maintenant, je le serai. Pour ne pas tomber dans la misère financière comme le craint ma mère - parce que moi, c'est le genre de choses qui me passe au-dessus du cibouleau - j'ai décidé de prendre un petit emploi de travail à domicile. C'est plus pour avoir une activité qu'autre chose et que ça me donne un repère d'activité intellectuelle, on va dire. Je ne me vois pas non plus passer mon temps à faire du sport et à m'adonner à mes passions artistiques. C'est déjà ce que je fais en travaillant mais ne faire que cela en termes de structure de journée, ça risque de me lasser au bout d'un certain temps. Les vacances approchent et mon autre activité se termine. Quant à la troisième, elle n'a jamais vraiment commencé. Je dois faire une heure la semaine prochaine et je ne sais pas si j'en ferai beaucoup d'autres encore d'ici la fin de l'année civile !!!
Donc, pour finir, je prends une année pour voir comment les choses évoluent : comment moi-même j'évolue, les activités que j'aurai, les rencontres que je ferai. J'ai envie de penser à moi, de prendre soin de moi plutôt. Pourtant j'ai déjà l'impression d'être hyper-centrée sur moi... certainement parce que je ne suis pas prête à assumer le métier pour lequel j'ai soi-disant été formée et que ça me renvoye à des choses trop angoissantes et stressantes qui font que j'en suis assaillie, fragilisée, accablée et ne peux que penser à moi tant ça me bouleverse. Ce n'est pas de l'égoïsme : c'est juste que pour aider les autres en très grande souffrance, il faut d'abord être parfaitement au clair avec soi-même, équilibré et plus que solide. Alors moi, avec mon hyper-sensibilité et mon hyper-émotivité, ce n'est pas le top !!! Peut-être que j'y reviendrai plus tard.
Mais, là je fais un rejet du travail de la relation d'aide. Donner de soi aux autres, oui c'est bien, c'est beau, c'est... altruiste ! Je crois que jusqu'à présent j'avais donné plus d'importance à l'autre qu'à moi-même. On me disait effacée, discrète... Et à présent, je m'inscris dans une existence et dans une reconnaissance de mon être, de ma personnalité, de mes idées. Forcément, après tant d'années à lutter pour se nier soi-même, on se perd de vue et au final, même si j'arrive à mieux savoir qui je suis, il reste des zones d'ombres et de confusion entre l'autre et moi, entre moi et l'autre. Et c'est pour cela que mon métier n'a plus d'autres sens que le rejet pour moi. J'ai justement besoin de quelque chose qui me parasite moins. C'est clair.
Donc là, je me laisse un an pour voir. Mais dès à présent, je recherche des domaines d'intervention qui me prennent moins la tête. L'insertion professionnelle, la petite-enfance, le milieu ordinaire, l'animation, etc.
Bon, voilà qui me fait avancer dans mon analyse des choses. En ce moment, je fais des cauchemars ou des rêves angoissants. A chaque fois, c'est la porte d'entrée de mon appartement qui d'une façon ou d'une autre est cassée, fracturée... Ca m'évoque la thématique de l'intrusion et je pense que tout cela est lié dans ce que j'ai dit de mon rapport actuel à l'autre. J'en parlerai à ma psy demain !
19 juin 2008
Pfff, je souffle un peu mais pas totalement...
Bon, le fait d'avoir parlé avec ma soeur a fait diminuer mon angoisse tout de même mais malgré tout, je reste stressée ! Aujourd'hui, j'ai expliqué aux chefs que je ne pouvais pas rester et finalement, je partirai fin juillet. Ca me convient assez, du moins, je n'ai pas osé dire non, sachant que ça m'arrange tout de même d'avoir un mois de paie en plus, le temps de me retourner. Mais, ça n'apaise pas totalement mon angoisse, car je sais que je dois y retourner encore 6 fois. Et puis, je suis toujours préoccupée par le fait de quoi faire de ma vie professionnelle !
De ma vie tout court aussi... De ma vie amoureuse notamment. Je me sens un peu seule en ce moment. Je ne serais pas contre avoir un Jules. Ca fait un an que j'ai quitté mon ex, ma meilleure amie s'est mariée il y a 15 jours, une autre amie de fac est enceinte de 7 mois, je vois des couples partout !!!! Ils me ressortent par les trous de nez. Alors en plus avec mes 28 piges de lundi, ça n'arrange rien !!! Je me demande parfois pourquoi je suis seule, du moins les gens sont surpris lorsque je leur dis. Et parfois je me dis que je n'arriverais jamais à avoir une relation amoureuse même la plus élémentaire qu'elle soit ! Je ne sais pas comment draguer, c'est quelque chose que j'ai fait a minima quand j'étais ado, il y a tant d'années de cela ! Et puis, je suis trop jeune pour les vieux et trop vieille pour les jeunes... Les vieux s'intéressent à moi mais pas moi et les jeunes m'intéressent - genre des mecs de 26 ans - mais ils sont dans d'autres réalités et me voient comme une femme sérieuse et mature (pff... c'est pas vraiment le cas en plus) du fait de mon métier et du masque d'attitudes que je peux opter.
Bref, ce n'est pas encore aujourd'hui que je verrai les choses de façon entièrement zen. Heureusement, j'ai de la ressource...
17 juin 2008
Vraiment pas la forme...
J'ai beau faire appel à mes anti-stress habituels (sport, balades en pleine nature, papotage et compagnie), cela ne résoud pas le problème et je ressens toujours ce fond anxieux insupportable. Je n'ai plus envie de travailler dans ce secteur, ça me soule, ça me prend la tête ! J'aimerais quelque chose de plus simple et de plus épanouissant dans lequel je m'éclate. Là, j'ai l'impression de m'être épuisée dans quelque chose de louable et d'amplement généreux mais qui demande un grand travail sur soi, beaucoup de patience et d'être dans la non-attente de reconnaissance et de gratification. Comme je suis consciencieuse, dynamique et jusqu'au-boutiste, je m'y suis impliquée vaille que vaille. Mais, j'ai l'impression de m'être enchaînée à une profession par le choix de mes études il y a 10 ans de cela et bien que ces études m'aient fortement intéressée, les réalités de ce métier ne me correspondent pas ou plus. A présent, ça me fait violence. On évolue, on change et les centres d'intérêt ne sont plus les mêmes. Quand j'avais 18 ans, j'avais envie de faire de longues études et de me prouver des choses sur le plan intellectuel. J'avais besoin de cela pour me construire. Maintenant, je sais que je ne suis pas trop conne, ça m'a bien rassurée. J'ai appris à mieux me connaître et à prendre confiance et à croire en moi. Mais mes aspirations ont bougé...
Le problème est que je ne saurais dans quoi me recycler et reprendre des études alors que ça ne fait que deux ans 1/2 que j'en suis sortie et que je poursuis déjà une formation depuis le début de l'année, je ne m'y vois pas. Pourtant, j'aimerais changer de voie. Radicalement peut-être même. Seulement, je méconnais tant le monde du travail dans la diversité des secteurs et des métiers. Et puis, j'ai peur de me planter aussi -bon la confiance en soi, c'est relatif alors ! Forcément, je suis attirée par l'artistique et le ludique. Je me verrais bien créatrice de jouets pour enfants par exemple, mais ce ne sont pas des emplois qui courrent les rues !
Bref, ce n'est pas simple et j'ai beau solliciter des aides, généralement, celles-ci ne sont pas à la hauteur de mon espérance. Ah, les professionnels de l'orientation et de l'insertion professionnelle dans le domaine publique... Sans commentaires.
Donc, voilà, je suis à l'ouest. Et ma mère qui me rabâche qu'il ne faut pas que je sois en difficultés financières. De toutes façons, je viens de retrouver un poste de correctrice par correspondance. Au moins, ça me permettra de vivre sans trop me prendre la tête.